Tranduction

dimanche 19 octobre 2025

le 7 ème ciel, la tête dans les nuages

Aujourd'hui, dimanche 19 octobre 2025, la dépression est sur nos têtes. Un mois et demi qu'il n'a pas plu, il était temps et ça devrait durer qqs jours.

Hier, le 18 octobre, la prise de météo est vraiment top. Un sud au sol qui devient sud/ouest 5/10, Oraison magique, mais sud au-dessus bien présent au plaf à 1700 m/ 1800 m, des cumulus partout sur les prévisions. Mais quelle était la réalité ? 

En-tout-cas, c'est décidé, ce sera ci et pas ailleurs. Les déco de St André, la Blanche, St Geniez, Moustiers, me semblaient très compromis pour se déplacer, mais les copains y vont quand même. Je reste sur ma décision et seuls Philippe et Jérôme m'accompagnent, et on se retrouve à l'attero avec Patou et Mattieu, on bourre tout dans ma voiture et on monte, rejoint au déco par Jean-Louis. 

Le reste du club est, à une sortie, à Dormillouse où ils ont pu voler en localité, ainsi qu'à St Vincent en fin d'am.

 

On arrive à 13 h, le ciel est vraiment magnifique. Habituellement, lorsque les prévisions annoncent des cums, il y en a partout, autour, mais pas ici. Et depuis qqs jours et encore ce jour-là, c'est vraiment incroyable, il y en a partout, partout, partout. Ça sent très bon, mais on temporise vraiment malgré l'impatience de se retrouver là-haut, dedans.

On se prépare tranquille, et on analyse les conditions, c'est sud assez longtemps et pas de cycles thermiques. 13 h 45, les cums de Valensole nous arrivent dessus et ça bourgeonne partout, mais tjrs pas de vent de face. 13 h 55, enfin premier passage thermique, je me prépare et tout le monde attendaient, que je mette ma tête dans mon casque, pour se mettre dans le cocon à leur tour.

                                               Jérôme en Klimber 2

14h05, je donne le départ, un passage ouest et comme d'hab, je fais fusible, file devant sans rien trouver, alors je fonce sur le mamelon au sud, et là ça sort. Jérôme et Philippe me rejoignent et ensemble, on enroule, et on sort confortablement du site.

                                           avec Philippe et sa Cure 3 

Une fois assez haut, les copains, au déco, décollent à leur tour. Ils feront 1200/1400 m en localité, mais la masse d'air ne leur plaisait pas, sûrement dû au cisaillement avec le sud voir sud-est par moment. Chacun faisant son temps pour tenter qqchhose.

A 1000 m, les copains me déposent et montent à 1250 m. Je vais attendre 10 min dans le coin de la pompe à planeur avant d'attraper le thermique qui va me sortir à 1500 m, ouf. Pendant ces 10 min d'attente, Jérôme a tenté direct la Julienne, mais n'a rien trouvé et va se retrouver en perdition sur les deux plateaux durant de longues minutes. Au bout de 30 min de patience et d'acharnement, il réussit à grimper à 1670 m, fonce sur Entrevennes et enfin, il est au plaf à 1860 m, il est 15h15. 

                                             belle rue vers les Mées et très tentant
 
Pendant que Jérôme bataille, avec Philippe on grimpe au plus haut, et on fait presque 1900 m, mais je sens qu'on peut faire mieux.
 
                                    Philippe proche du paradis, sur le Castellet
 
                                              allez encore un peu

Précédemment, j'ai dit que la rue, vers les Mées, était tentante, Philippe voulait y aller, mais je lui indique que tout ce qu'il y a vers Puimichel, les Mées va s'éteindre, et qu'il valait mieux contrer la dérive du sud, pour rejoindre une magnifique rue, au vent, vers Entrevennes, et de me répondre " ok, je te fais confiance".
Mère nature est généreuse, je me sens pousser des ailes, et fonce. 
La magie opère et on rêve, perchés aux nuages. 😍😍😍

vertical Entrevennes-les Blancs
 
                              Qqpart vertical Espinouse, en direction de Digne
 
On ne descend plus, moi je suis bien
 
Pour prendre des nouvelles de Jérôme, après son plaf sur Entrevennes, mauvaise ligne, il fait un énorme glide sans retrouver qqchose et pose, enragé,  au col d'Espinouse. 
 
Il va plier, accoster deux gentilles mamies pour descendre en vallée, mais celles-ci, trop peur de ce gentil garçon, déguerpissent en voiture, le laissant descendre à pied durant 6 kms vers la Bléone. 😖😖😖
Heureusement que ce n'était pas moi. 
Il posera à 15h 30 et passera l'am à rentrer vers Oraison. 🙏
 
                                                    direction Courbons
 
Avec Philippe, on va se séparer un moment. Je ne voulais pas couper la Bléone trop tôt pour raccrocher Courbons. Donc je me fie à ma lecture du ciel vers Gaubert pour m'en rapprocher, et décide de traverser au niveau des panneaux solaires des Sieyes, pour passer au plus court poussé par le vent.
 

 
Philippe (en rouge) préfère traverser au départ du Chaffaut, il prendra une meilleure ligne que moi, mais au final, il arrivera au même endroit, mais sous moi, et on reprendra un thermique ensemble. Quel bonheur !
 
À partir de là, et à ma grande surprise, on est rejoint par Jean-Michel L (en violet) qui est parti d'Aiguines, en passant par Beynes, Cousson, Courbons.
Quelle surprise ! 

 
 
 Direction la Bigue, Jean-Mi en mode lièvre 

 
Photo de David devant la bigue aux couleurs d'automne
 

Mon objectif du jour était de rallier le Blayeul, en cette période pour encore m'acclimater à un nouveau relief pour rejoindre la Blanche , mais il est dans l'ombre, et en demandant à Jean-Michel son projet de vol, il m'annonce, direction la Motte du Caire et se rapprocher au mieux d'un retour facile. Du coup, voulant partager ce bon moment de fin de vol, je décide de le suivre et je l'annonce à Philippe. Lui, il s'en fou, il a déjà tout gagné en réalisant ce vol. 

Après avoir rejoint à trois la Bigue à 1653 m, on va à peine prendre 2128 m soit presque 500 m/sol. J'ai 5 secondes pour prendre ma décision. Habituellement, je sais que je dois faire 2400 m minimum, à la Bigue pour rejoindre le Mélan ou Cluchette, mais ne voulant pas perdre trop de temps, et en ayant Jean-Mi comme poisson-pilote, je me dis que ça pourrait fonctionner à trois.Ok, c'est parti pour une longue traversée au-dessus du lac du Castellard. 

Mais en route Jean-Mi me dit "" j'ai un doute pour raccrocher, ça va être juste "". Oups. Vaille, que vaille, on verra bien. De toute façon, c'est trop tard. Il a de l'avance sur moi. J'en appelle à Mère nature "" Allez, stp, un thermique, allez, allez "".

On avance, on avance et, et, et bing, merci ! 🙏 Et hop, on enroule ensemble, Philippe est tjrs là plus haut, mais néglige le thermique avec nous, et préfère foncer vers la falaise du Mélan. Erreur ! Quand tu voles en groupe, tu restes en groupe. Il va l'apprendre à ses dépens.

 

                       Philippe confortable avant d'aller vers nous, puis le Mélan

 

                     Philippe, après son erreur, se jette sur cette falaise 

                                           Le Mélan juste derrière

 
 Il tente de s'extraire, pour rejoindre le col qui mène à Cluchette

 

                                            enfin il sort, quelle bataille 

                                      vue vers la longue vallée de Thoard 

 

On voit bien l'écart entre nous, en tête, et lui (en rouge), une perte de temps de 20 min, qui va lui coûter de ne pas trouver le prochain cycle thermique, tout à l'ouest de St Geniez, et de ne pas finir le vol avec nous.

Une mauvaise décision coûte très cher, et en voyant ce genre d'erreur, j'apprends encore aussi de mon côté, et ça me sert à progresser et le fait de le signaler et de lui dire, ça va lui servir aussi pour ses futurs vols. On est dans du partage, pour voler de mieux en mieux.

                                 la barre sud à l'autre bout de St geniez
 

                                       barre sud , avec une vue vers le Trainon

  
 
direction le bout de la falaise vers la ligne H-T

 

Pendant ce temps, je prends de l'avance et file direct au pylône, et je prends direct le thermique, pour remonter de 1360 m à 1917 m, confortable, pour aller vers le Hongrie, sommet vers le nord-ouest avec un relais à son sommet. Jean-mi a pris aussi ce thermique, et lui partira à 1829 m. J'ai pu voir la performance de sa nouvelle Davinci Tango, il part moins haut que moi, il transite mieux et plus vite. On arrivera au même niveau au Hongrie.

Philippe fera de son mieux mais ne réussira pas à prendre le thermique, il passera les lignes H-T à peine au-dessus et plongera dans la vallée , et posera à Nibles, pour un retour facile. Bravo à lui !💪

                                  transition vers le Hongrie , à droite

Avec Jean-Mi, on file en plaine et on essaie de gratter le plus possible d'altitude et de kms, pour se rapprocher au mieux d'une route principale, pour faciliter le retour.  

On réussit ensemble à reprendre un mini thermique du côté du village de Thèze, faire qqs tours dedans, on remonte de 180 m, ce n'est pas rien, utiliser la dérive et se rapprocher tjrs plus près. Je ne voulais pas poser en raz campagne, sur une petite route. Au contraire de Jean-Mi qui voulait poser à l'aérodrome de Vaumeilh.

 

Je force un peu la transition, et fonce poser près de la route nationale qui va de Tallard à Sisteron.

Mais il me restait un passage délicat, traverser la Durance, une centrale électrique farcie de grille-pain. Je me méfie et repère un champ, au cas où avant. J'arrive à l'aplomb de la falaise de la Durance, je peux encore faire marche arrière. Je suis à 130 m/sol, ça passe, puis le dernier grille-pain à 70 m, je suis à proximité du champ. Je pose dans un énorme champ, tranquille dans une petite brise. Jean-Mi arrive dans la foulée, à côté de moi. On exulte de bonheur !

Quel vol magique, splendide, sensationnel !


 
 

magnifique vue sur la crête des Selles, et le pic de Crigne au dessus de la Saulce

Qui l'aurait cru en cette période ? Moi sûrement pas, malgré le projet de départ. Mais, Oraison reste néanmoins inconnu. La veille, je suis resté dans les basses couches dans l'impossibilité de grimper et de sortir.


Le retour en stop a été long, mais s'est bien fini, grâce à trois belles personnes. La première, nous dépose au croisement d'Upaix, elle allait à Laragne. Jean-Mi voulait aller faire du stop à Laragne, j'ai refusé, mauvaise expérience en attente. Du coup, il reste avec moi, et moins de 10 minutes plus tard, un couple nous dépose à l'entrée de l'autoroute à Sisteron nord. Puis une longue attente, de 20 à 30 min. 

Je me positionne à la sortie de la nationale, entrée d'autoroute. Jean-Mi rentre jusqu'au péage pour se jeter sur les personnes qui prennent un ticket. Pas de succès ni pour l'un, ni pour l'autre, jusqu'à tomber sur un couple qui s'arrête à la petite aire de toilettes. Jean-Mi se jette sur eux ( même pas eu le temps de pisser 😂 ) et de leur raconter qu'on doit récupérer nos voitures, lui à Aiguines, moi à Oraison.

Je ne le vois pas, il pense à moi, et au lieu de me téléphoner, je l'entends hurler comme un loup, durant de longues minutes, jusqu'à ce que je réalise que c'était lui. Je fonce du mieux que je peux, faut courir les 200 m qui nous séparent, mais je peux pas courir. Ils m'attendent, et on finit dans leur voiture, très content car la nuit arrivait et ça caillait sec. 

Les personnes me laissent au péage d'Oraison, où Jérôme dans sa gentillesse vient me récupérer. Merci à toi. Et on retrouve dans la foulée , Philippe qui venait d'arriver aussi. Jean-Mi se fait déposer à l'embranchement de Gréoux, vu que le couple allait vers Cuers , par  Vinon-Brignoles. Il arrivera assez bien , vers 21 h30 à Aiguines plage, à sa voiture.

Un vol magique, un retour magique ! Merci à vous pour le retour facile.

Merci à mes 3 compagnons de vol pour cette balade. J'ai encore les boules pour Jérôme, on en a rigolé toute la soirée avec Philippe, autour d'une bière et d'une pizza, pour débriefer. Merveilleux moment pour clôturer la soirée.

Merci à Philippe pour les magnifiques photos pour un souvenir mémorable. 

Merci à Jean-Louis et Patou pour m'avoir redescendu ma voiture. 🙏 

Encore une énième fois, merci à Mère nature pour cette belle journée, avec sa générosité et sa beauté.😍

Est-ce la fin des cross ? 😂 

Mon vol - vol de Philippe - vol de Jérôme - vol de Jean-Michel

Replay du vol ( quand la page s'ouvre, appuyez sur l'oeil en bas à gauche et sur la liste qui s'ouvre , cliquez sur mon profil. Ca vous enverra direct au déco d'Oraison pour visionner le début du vol , et vous pouvez aussi agrandir la page, en cliquand aussi , en bas à gauche sur le premier onglet bleu, une fenêtre s'ouvre, cliquez sur " agrandir la page", pour fermer appuyer à nouveau sur l'onglet bleu et jaune )

Merci pour votre temps à lire ce récit comme tous ceux que vous avez déjà lu. 🙏 

 

 

lundi 13 octobre 2025

Un automne à St André

Mère nature nous a encore offert une journée magique dans un paysage somptueux aux belles couleurs automnale flamboyantes.                                  On s'en ait pris plein les yeux. Je ne sais pas si ce sera la dernière mais en tout cas celle là on l'a pas loupé. Ca aurait été dommage.

Le club, avec de nombreux participants , fait sa sortie annuelle. Il y en aura pour tout le monde, des ploufs du matin, des vols en localité, des cross plus ou moins longs , et à nouveaux des vols du soir et tout ça dans de bonnes conditions météo.

La journée finie, tous se sont réunis chez l'aubergiste qui a offert l'hospitalité du repas et du dodo. Merci à lui et de son accueil. Et après une bonne nuit de repos, ils se sont fait un rando vol au dessus de Lambruisse , une sacrée grimpette de près de 600 m sur le Meunier. 

Alors venons-en à la journée cross de ce samedi 11 octobre.

En co-voiturage depuis Oraison, merci à Philippe, nous nous retrouvons à 5 avec nos ailes. Philippe, Pi'air,Jérôme, William, et moi-même en route dès 10 h mais avec 30 min de retard pour cause de blocage à Cadarache, du coup 10h30. J'en connais qui ont dû transpirer pour se dire "" Bordel , on va être en retard, la route, la navette, la prépa du matos, le plan de vol, aie,aie,aie, ça va faire du 14h tout ça".

Tranquille les gars , on est mi octobre . Cool Raoul, no stress . 😅😅😅

On arrive à l'attero sans encombre, on prend le taxi, et on arrive peinard au déco, il est 11h45 et y a presque personne. On retrouve nos chers voisins du département Priscillia, Patrice, Seb, et plein d'autres , sans parler des pilotes du club.

On a le temps, de s'embrasser, de s'enlacer (au chiot le COVID) l'amitié,l'amour c'est la vie. Le temps aussi de manger, de discuter, de rigoler, de re-papoter, établir un plan de vol, réglage radio, et voilà on est fin prêts. Tranquille , je vous ai dit. 

                                     un peu de monde, il reste des trous

Jérôme veut tenter un retour à Oraison, en passant par Cousson, Montdenier. Il réussira à faire un peu plus du 3/4 du parcours et posera à Brunet. Bravo à lui. Son vol

Patrice et William voulaient faire Allos et retour en triangle. Seul Patrice le tentera, William ayant pris du retard sur lui , fera son vol avec moi. Bravo également à Patrice . Son vol

Pi'air , quant à lui, ne dérogera pas à sa règle du Cap-ô-nord. En même temps, il n'a pas de bagnole à récupérer. Il posera à Embrun en 3h40 à 22 km/h de moyenne. Pas mal . Son vol

Et nous, Priscillia et moi-même, auquel se rajouteront William, Lois, Philémon, Yann , on prévoit un Côte longue - Coupe - Cousson , voir plus selon l'heure.

Météo prévue: sud,sud-est faible sur la première partie du trajet, puis à partir de 15h ouest ,sud ouest sur la seconde partie et ouest , nord-ouest faible sur la fin. Pas de cirrus, thermiques bleu , et 2700/2800 m de plaf. 

                                        grappe sur le devant du déco sud

13 h top départ, on se met en l'air et on prend le premier thermique .On grimpe facilement, on est bien avec Priscillia et on attaque le trajet.              Premier plaf à 2150 m pour moi et j'annonce ma transition, Priscillia fera encore qqs tours et partira à 2300 m,et transitera à son tour , suivi de William. 

                                                 en approche sur Maurel
 

On rejoint Pi'air et Philippe qui bataille en face ouest, sud ouest, mais c'est au sud-est qu'il faut aller. Je ne m'arrête pas et je vais directement en Est et je débusque un bon thermique à 2,5 qui me monte à 2360m, soit 600 m au-dessus de Maurel. Pi'air me voyant monter me fonce dessus et réussira à l'attraper , Philippe ne réussira pas et redescendra d'un étage. 

                                       première transition déco-Maurel

On est en radio, du coup Philémon et Yann écouteront mes indications de plafs et de transitions et se mettront à mes basques pour tenter le même vol. Ils vont oser les bougres. 

Pi'air voulant à tout prix partir vers le nord, n'attendra personne et on ne le verra plus.

De mon côté, je privilégie le vol de groupe, avantage de se sauver mutuellement au cas où, inconvénient bein d'attendre trop longtemps, de redescendre, voir de poser si les conditions changent. Je vais me maintenir 10 min, mais très vite je redescends au relief, où j'aperçois Priscillia dans les profondeur à se battre. Philippe n'est pas mieux non plus. 

Il est 14h,on va tous piétiner durant 35 min, c'est énorme, mais on va finir par s'en sortir. Heureusement, ce sera le seul hic de la journée. Si on serait tous partis en même temps du déco, on aurait été dans le timing parfait dans le thermique que j'ai pris, et donc on aurait pas perdu ces 35 min. 

Alors c'est vrai , on pourrait se dire que j'aurai pu arriver hors cycle, moi aussi j'aurai pu à mon tour être dans les profondeurs, ce n'est que de la chance. Je laisserai Mère nature répondre. 😅

Le principal c'est qu'on est tous ensemble et qu'on peut tous continuer le parcours. La suite va être assez généreux de partout.

                     2380m pour la plupart, on transite vers le Cordeil


                                                transition vers le Cordeil
                                            grand Cordeil en approche

En arrivant, on est dans un bon cycle et on remonte à 2760m pour moi, et 2860m pour Priscillia. Et on trace sur Côte-Longue. Les copains, William, Philippe, Lois, Philémon, Yann sont légèrement derrière comme des mouches sur une m... Ce doit être moi la m.... 😅

 

                                        transition vers Côte-Longue

Arrivé sur la crête, je regarde l'heure et je décide de rallonger un poil  en allant faire la montagne de Boules , au nord de Côte-Longue.                        J'en avertis donc le groupe et seul William, Philippe et Yann me suivent. Philémon, Lois et Priscillia commencent leur transition sur le Cheval-Blanc.

(Merci à Philippe et William pour les prochaines photos) 

                                         en approche de Côte-Longue 

 

                                            vertical montagne de Boules  

 
                                 demi-tour à la montagne de Boules

 
Il est 15h, retour vers Côte-Longue(à gauche) par le col devant nous et le Cheval-Blanc (à droite)
 
                                                   vertical le col 
 
                                         sommet du Cheval-Blanc

 
                               léger retard sur Priscillia et Philémon

 
                             transition vers le Cucuyon et le pic de Couar
 

Je suis tjrs avec Philippe,William et Yann et nous entamons notre retour obligatoire de repasser par le col, refaire un plein sur Côte-Longue et faire la transition vers le Cheval-Blanc par la face Est, et rejoindre les faces ouest.

Priscillia et Philémon ont une bonne avance sur nous, et attaquent déjà Coupe. Peu importe, je sais d'avance que je vais les rattraper à moins que je me retrouve hors cycle, en basses couches ou posé, mais voyant les conditions et les plafs généreux, je suis assez confiant pour la suite. 

Donc , je pars à 2700m de Côte-Longue alors que Priscillia a fait 2900 m, pour transiter vers le Cheval-Blanc , je passe tranquille à 300m/sol ,fait le tour et ne m'arrête pas je file vers le pic de Couar, et transite assez bien le long des faces sud, et je reprends un thermique entre les deux sommets pour passer avec de la marge et éviter de me faire appuyer par un éventuel vent d'ouest, donc je reprends 130m et passe de l'autre côté avec 200 m/sol à la crête. 

Pendant ce temps, Yann s'est fait avoir dans la transition de Côte longue vers le Cheval-Blanc et a dû aller poser. William et Philippe sont derrière moi et vont faire Barre de Coupe et repartir vers St André .

                                                Ils sont tjrs devant
 
                                             Première partie de Coupe
 
                                             seconde partie de Coupe
 
Avec Priscillia on avait prévu de faire Cousson, c'est fait. Mais je n'avais pas prévu que Philémon soit collé à moi, il ne me lâche plus, il a mangé quoi ce matin. Et en plus il m'a mis la misère sur le retour vers St André. 
Il est 16h, la transition était quand même chaud patate . Je les ai rattrapé au bout de Coupe et après avoir pris un bon thermique, j'ai pu prendre 520 m au dessus de la barre, et monter à 2340m. Mais connaissant le secteur et le vent qui s'engouffre dans le col qui va vers les clues de Chabrière , je me dis que c'est peut-être trop peu mais je tente. 
Et comme je le présageais le vent était vraiment fort, j'ai eu du mal à passer et à rejoindre le Cousson, surtout qu'au bout c'était de l'ouest donc il a fallut être très méfiant avec l'accélérateur. Je finis par passer, et j'annonce à Priscillia que c'est très dur et qu'il y a du vent et de faire un bon plaf. 
Elle fera 2331m, passera aussi mais avec difficulté. 
J'arrive au bout, dépasse le Cousson vers l'ouest assez loin pour aller prendre le thermique , je refais 1800m, 300m/sol et repars vers Coupe. Sur le trajet je croise Philémon qui fera 2000m pour le demi-tour et ensuite Priscillia qui fera à son tour 1990m et suivra. 
 
Philémon se débrouille très bien et sa position dans les thermiques est vraiment optimale, et me laisse sur place à chaque crête. J'ai péniblement fait les pleins, partant avec seulement 1600/1800m à faire du saute mouton pour rentrer vers le déco.
                                                 Sommet de Mouchon

                                                        retour au déco 

                                 Philémon file vers la crête des Serres 

 

                                    dernière vue avant d'aller poser

                                               l'arrivée de Philippe

Priscillia ,toute seule, a eu bcp de mal à rentrer, bcp de point bas, mais bcp d'acharnement et sa patience lui a permis de rentrer et de boucler son triangle. 

On a accompli le vol espéré et annoncé au départ. J'aurai voulu faire aussi la crête des Serres et le pic de Chamatte, ou peut-être continuer la crête où j'étais pour aller vers Castellane, mais avec Philippe , on avait dit qu'il fallait poser et partir pour 18 h, car il avait un rdv important le soir. On a tenu l'engagement et le timing prévu. 

On prend le temps de se féliciter de ce magnifique vol, on rigole, et on plie vite, vite. 17h58 , on est dans la voiture et on prend le chemin du retour. On a du temps, pour se refaire le vol, avec ses bons moments magiques mais aussi ce moment de galère du début du vol. 

Globalement, ce fût à 90 % très bon, généreux, et très calme.

Mère nature a été généreuse et nous a bien récompensé. Les couleurs d'automne sont là et nous émerveillent. Quelle beauté et quel bonheur par endroit !  🙏😍

Merci a elle.

De mon côté , je suis très ravi et content de ce vol dans les reliefs. L'automne et ses vols calmes et somptueux me réconfortent et m'aident vraiment à progresser. Mon mental ne s'est pas rabaissé grâce aux conditions paisibles. Je vais bien et je m'acclimate tranquillement. Mais encore une fois " mollo piano,piano ". 

Merci à l'excellente compagnie des copains et bravo à tous .💕

Chacun est récompensé et repart le sourire aux lèvres, des yeux éclatants,la tête remplie de bonheur .😍

Et pour ceux qui sont restés tard pour conclure cette belle journée, la soirée s'est avérée enrichissante .

 

Vivement la prochaine journée, dès qu'on pourra . 🙏 

 

Vidéo du vol 


Mon vol - Vol de Priscillia - Vol de Philémon 

Vol de Philippe - Vol de William - Vol de Lois  - vol de Patrice

Replay du vol Cote Longue-Cousson 

Replay du vol Côte Longue - Coupe