Tranduction

lundi 2 juin 2025

Jour de stabilté locale

En ce début juin, enfin une journée de cross s'ouvre à nous. 

Les journées se font rares pour voler par plaisir et en sécurité. Depuis qqs temps, on a que du vent fort, soit en sud , soit en nord-ouest mais qui nous met du sud. Un vrai merdier quoi. Du coup, de mon côté, pas trop envie de voler dans ces conditions pendant que les copains tentent quand même mais ne font rien d'extraordinaire, vu le vent fort.

Donc, les copains étant indécis ce jour là, Lois me contacte et nous voilà partis en stop , direction Banon. Le stop fonctionne bien, et le temps de faire la route, on est très en avance au déco.

Il y a pas mal de monde, entre les écoles, et les pilotes autonomes qui se font un plaisir de tenir voir de monter dès 10h. Je me suis mis en tête de ne pas décoller avant 13h, car si on arrive à monter, derrière ce sera pas actif vu les conditions du jours.

Mais à 12 h , voyant tout le monde tenir et monter, j'hésite un moment et commence à me préparer. 12h30 , on est fin prêt. Un thermique passe et nous voilà en l'air, avec la plupart des copains. Lois est à l'affût, et me colle comme une mouche sur un steak, il ne veut pas louper le thermique qui pourrait nous extraire ensemble. Mais malheureusement , il finit au sol, et 5 min plus tard c'est à mon tour de le suivre. 

Je rage à fond, de ne pas m'avoir écouter. Je demande à José s'il peut nous remonter, vu qu'il refait une rotation avec les élèves, de quoi nous donner la possibilité de refaire une tentative.

Il est 13h30, lorsque je me remet en l'air mais c'est la même configuration qu'une heure auparavant . Lois n'est pas prêt, et il tarde un peu. Je prends un bon thermique, pas très fort, devant le déco et passant au dessus je réussi à faire 1300 m, et me force à partir vite fait vers l'aérodrome . Tant pis si je pose, mais je ne veux pas refaire un tas sans me donner la possibilité de tenter.

Lois a redécollé mais finis encore à l'attero, et remontera à pieds, pour à nouveau reprendre les airs, et à nouveau se retrouver au sol. Quelle poisse , la stabilité a eu raison de lui.

De mon côté, je continue ma transition vers le nord, et enroule tout ce que je peux prendre, sans en laisser une miette. Arrivé à l'aérodrome, je reprends qqchose qui me monte à 2150 m, je respire enfin. 

Je continue vers le Crapon mais je trouve rien et je rentre sur le plateau et de suite après je dégringole à 1450 m, soit 215m/sol. Je me parle et me dis qu'il est urgent de trouver un nouvel ascenseur. Je cherche et trouve enfin, il était temps, mais il est très dur à le centrer et le tenir. Je me refais enfin et remonte à 2000 m , et sans perdre un instant je me dirige vers le bout de la crête qui plonge dans la vallée du Jabron. 

   Le mont Ventoux se fait petit dans l'horizon
 
 
                                    Le sommet de Lure aussi est assez loin
 
En basculant côté Jabron , la magie s'opère et incroyable le changement  de conditions. C'est extrêmement généreux, ça porte plutôt bien et les thermiques sont là où il faut. Je fait un bon 2700 m vers le relief de Curel, ce qui me facilite la transition vers le relief de col de la Croisette au dessus de Barret-sur-Méouge et très vite, je rejoins Pi'air qui arrive lui aussi sur le déco de Chabre. Quelle surprise de se retrouver alors que j'avais une heure de retard.
 
 
                  falaise de Curel au premier plan et le pic de l'aigle au fond
 
Le long de la crête de Chabre, j'enroule qqs trucs pour me maintenir et j'avance assez vite vers Laragne, et vers le déco de la moquette, j'enroule à nouveau pour grimper à 2026 m, et profite de la masse d'air pour ne pas perdre de temps, et filer au cul de Pi'air vers la crête de St Genis.
Je suis bien , me place bien, et remonte en suivant la crête.
Pi'air est plus haut et plus loin que moi et rejoint un groupe de 5 pilotes qui montent bien.
                                 le bout de St Genis en direction de la Saulce
 
Pendant que Pi'air file vers Céuse et Tallard où il posera, je refais 2125 m et file vers mon objectif , la Malaup .
Les 5 pilotes y vont aussi, et deux d'entr'eux sont bas , voir très bas, et je suis avec eux sur la tête de Boursier. On se suit , et c'est au premier qui trouve qqchose, et c'est moi qui trouve et qui sors des basses couches. Les autres n'étant pas avec moi, cherchent encore, et ils trouveront plus tard.
 
Petit soucis qui me bloque depuis Laragne, et là sur la Malaup malgré le dernier plein à 2000 m, je décide d'aller poser car une envie pressante ne me permet plus de continuer.
Première fois que ça m'arrive, et c'est très désagréable car il faut tout ses moyens physiques et mentales pour être concentrer .
 
Je pose à la sortie de la Motte du Caire, proche de la base de planeurs, très content de cette balade, d'autant plus que le début était très difficile et que je ne pensais pas pouvoir le faire . 
 
 
Un retour en stop express en trois voitures, jusqu'à la mienne .
 
Encore du bonheur et du plaisir !


 

 

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