En ce début juin, enfin une journée de cross s'ouvre à nous.
Les journées se font rares pour voler par plaisir et en sécurité. Depuis qqs temps, on a que du vent fort, soit en sud , soit en nord-ouest mais qui nous met du sud. Un vrai merdier quoi. Du coup, de mon côté, pas trop envie de voler dans ces conditions pendant que les copains tentent quand même mais ne font rien d'extraordinaire, vu le vent fort.
Donc, les copains étant indécis ce jour là, Lois me contacte et nous voilà partis en stop , direction Banon. Le stop fonctionne bien, et le temps de faire la route, on est très en avance au déco.
Il y a pas mal de monde, entre les écoles, et les pilotes autonomes qui se font un plaisir de tenir voir de monter dès 10h. Je me suis mis en tête de ne pas décoller avant 13h, car si on arrive à monter, derrière ce sera pas actif vu les conditions du jours.Mais à 12 h , voyant tout le monde tenir et monter, j'hésite un moment et commence à me préparer. 12h30 , on est fin prêt. Un thermique passe et nous voilà en l'air, avec la plupart des copains. Lois est à l'affût, et me colle comme une mouche sur un steak, il ne veut pas louper le thermique qui pourrait nous extraire ensemble. Mais malheureusement , il finit au sol, et 5 min plus tard c'est à mon tour de le suivre.
Je rage à fond, de ne pas m'avoir écouter. Je demande à José s'il peut nous remonter, vu qu'il refait une rotation avec les élèves, de quoi nous donner la possibilité de refaire une tentative.
Il est 13h30, lorsque je me remet en l'air mais c'est la même configuration qu'une heure auparavant . Lois n'est pas prêt, et il tarde un peu. Je prends un bon thermique, pas très fort, devant le déco et passant au dessus je réussi à faire 1300 m, et me force à partir vite fait vers l'aérodrome . Tant pis si je pose, mais je ne veux pas refaire un tas sans me donner la possibilité de tenter.
Lois a redécollé mais finis encore à l'attero, et remontera à pieds, pour à nouveau reprendre les airs, et à nouveau se retrouver au sol. Quelle poisse , la stabilité a eu raison de lui.De mon côté, je continue ma transition vers le nord, et enroule tout ce que je peux prendre, sans en laisser une miette. Arrivé à l'aérodrome, je reprends qqchose qui me monte à 2150 m, je respire enfin.
Je continue vers le Crapon mais je trouve rien et je rentre sur le plateau et de suite après je dégringole à 1450 m, soit 215m/sol. Je me parle et me dis qu'il est urgent de trouver un nouvel ascenseur. Je cherche et trouve enfin, il était temps, mais il est très dur à le centrer et le tenir. Je me refais enfin et remonte à 2000 m , et sans perdre un instant je me dirige vers le bout de la crête qui plonge dans la vallée du Jabron.









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